vendredi 14 octobre 2011

Modigliani et Anna Akhmatova

Modigliani et Akhmatova se sont rencontrés à Paris en 1910, lorsque la poétesse était en voyage de noce avec le poète Nikolaï Goumilev dont elle se séparera en 1918 et qui sera fusillé  en 1921.

 Le peintre fit  plusieurs  dessins  de la poétesse dont quelques uns nous sont parvenus   mais   elle  est rarement  clairement  identifiée dans  ses peintures .

Célèbre  citation  de la poétesse :

 « Tout le côté divin de Modigliani étincelait à travers la pénombre. Il ne ressemblait à personne d’autre au monde ».



Et puis j'ai  cessé  de  sourire;
Un  vent  glacé gerce  les lèvres.
Un espoir  vient  de mourir - 
Une nouvelle  chanson  va  naître.
 Et  ce  chant  je le  livrerai
A vos  rires ,  à  vos  sarcasmes,
Car l'amour  sans  voix  à  jamais
M'est  devenu  insupportable 
Printemps   1915


Le  lundi  , Vingt  et un .  C'est  la  nuit.
La  ville  dort  sous la  brume  triste.
Quel  Jean-foutre  saisi par  l'ennui
Proclama  que l'amour ça existe ?

Et ,  par  ennui  ou  par habitude,
Tout le monde l' a cru  - et  toujours
On  espère ,  on craint les  ruptures,
Et  on chante des  chansons  d'amour.

Mais   certains  découvrent le  secret,
Et  ceux-là,  le  silence les habite.
Par  hasard  j'ai  su  la vérité,
Et  depuis  je suis  comme  maudite .

(1917)

--
Et  la  mort vers  toi  se penche
Sur la neige pâle :
Vingt huit  coups à  l'arme  blanche.
Cinq blessures par  balle.
Un  bien  triste   vêtement
Il  faut  que je  te couse :
Elle aime, elle aime le  sang
Notre  terre  russe.

(1921  Pour Goumilev)

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