Aujourd'hui je suis triste comme un bateau noir sous le soleil.
Ma joie s'en est allée au loin avec les valises.
Mon coeur va et vient dans la maison du silence
Ouvrant toutes les portes pour scruter les pièces.
Et tout cela qui n'a aucun sens,
C'est là le sens essentiel de ma vie...
Je me souviens bien de son regard.
Elle traverse encore mon âme
Comme un trait de feu dans la nuit.
Je me souviens bien de son regard. Le reste ...
Oui, le reste ne ressemble qu'à la vie.
Hier, j'ai arpenté les rues comme n'importe qui.
J'ai regardé les vitrines sans m'y interesser
et je 'ai pas trouvé d'amis avec qui parler.
Tout à coup j'ai vu que j'étais triste, mortellement triste,
Si triste qu'il m'a semblé qu'il serait impossible
De vivre demain, non pas que je meure ou me supprime,
Mais parce qu'il serait impossible de vivre demain , voilà tout.
Je fume, je rêve, bien calé dans le fauteuil.
Vivre me fait souffrir comme une position malcommode.
Il doit y avoir des îles là-bas au sud des choses
Où souffrir est une chose plus douce,
Où vivre coûte moins à la pensée,
Et où l'on peut fermer les yeux et s'endormir sous le soleil
Et se réveiller sans avoir à penser à des responsabilités sociales
Ni quel jour du mois ou de la semaine on est aujourd'hui.
J'abrite dans ma poitrine, comme une ennemi que je redoute d'offenser.,
Un coeur exagérément spontané
Qui sent tout ce que je rêve comme si c'était réel,
Qui bat avec son pied la mélodie des chansons qu'entonne ma pensée,
Chansons tristes, comme les rues étroites quand il pleut.
Donnez-moi des roses, des lys,
Donnez-moi des fleurs , de nombreuses fleurs,
N'importe quelles fleurs , pourvu qu'elles soient nombreuses...
Non, pas même de nombreuses fleurs, parlez-moi seulement
De me donner de nombreuses fleurs.
Et même pas... Ecoutez-moi seulement avec patience quand je vous dmande
De me donner des fleurs...
Ainsi soient les fleurs que vous me donnez ...
Ah, ma tristesse devant les bateaux qui passent sur le fleuve
Sous le ciel gorgé de soleil !
Mon agonie devant la réalité lucide !
Je désire pleurer absolument comme un enfant,
La tête appuyée sur les bras croisés par-dessus la table,
Et la vie sentie comme une brise qui me frôle le cou,
Pendant que je pleurerais dans cette position.
L'homme qui aiguise son crayon à la fenêtre du bureau
Attire mon attention sur les mains de son geste banal.
Qu'il y ait un crayon, l'aiguisage d'un crayon, et quelqu'un
qui aiguise à la fenêtre, voilà qui est érange !
Que ces choses soient réelles, voilà qui est fantasmagorique !
Je le regarde jusqu'à en oublier le soleil et le ciel.
Et la réalité du monde me donne un de ces maux de tête !
La fleur tombée sur le sol.
La fleur fanée (rose blanche qui jaunit)
Tombée sur le sol...
Quel est le sens de la vie ?
« Que serait un monde sans la musique ? », disait un certain… « Que serait un monde sans images, sans couleurs, sans les mots ? Que serait l’homme sans émotions ? Son cœur est un luth suspendu ; sitôt qu’on le touche, il résonne. » – de Béranger
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mercredi 5 mars 2014
jeudi 7 avril 2011
Pessoa /Alvaro de Campos (2) , "le lettere d'amore",Roberto Vecchioni
http://youtu.be/xnslQaGKj44
Parole de Le Lettere D'amore (Chevalier De Pas):
Fernando Pessoa chiese gli occhiali
e si addormentò
e quelli che scrivevano per lui
lo lasciarono solo
finalmente solo...
così la pioggia obliqua di Lisbona
lo abbandonò
e finalmente la finì
di fingere fogli
di fare male ai fogli...
e la finì di mascherarsi
dietro tanti nomi,
dimenticando Ophelia
per cercare un senso che non c'è
e alla fine chiederle "scusa
se ho lasciato le tue mani,
ma io dovevo solo scrivere, scrivere
e scrivere di me..."
e le lettere d'amore,
le lettere d'amore
fanno solo ridere:
le lettere d'amore
non sarebbero d'amore
se non facessero ridere;
anch'io scrivevo un tempo
lettere d'amore,
anch'io facevo ridere:
le lettere d'amore
quando c'è l'amore,
per forza fanno ridere.
E costruì un delirante universo
senza amore,
dove tutte le cose
hanno stanchezza di esistere
e spalancato dolore.
Ma gli sfuggì che il senso delle stelle
non è quello di un uomo,
e si rivide nella pena
di quel brillare inutile,
di quel brillare lontano...
e capì tardi che dentro
quel negozio di tabaccheria
c'era più vita di quanta ce ne fosse
in tutta la sua poesia;
e che invece di continuare a tormentarsi
con un mondo assurdo
basterebbe toccare il corpo di una donna,
rispondere a uno sguardo...
e scrivere d'amore,
e scrivere d'amore,
anche se si fa ridere;
anche quando la guardi,
anche mentre la perdi
quello che conta è scrivere;
e non aver paura,
non aver mai paura
di essere ridicoli:
solo chi non ha scritto mai
lettere d'amore
fa veramente ridere.
Le lettere d'amore,
le lettere d'amore,
di un amore invisibile;
le lettere d'amore
che avevo cominciato
magari senza accorgermi;
le lettere d'amore
che avevo immaginato,
ma mi facevan ridere
magari fossi in tempo
per potertele scrivere...
Pessoa/Alvaro de campos :"Si te quieres matar , porche no te .....Parole de Le Lettere D'amore (Chevalier De Pas):
Fernando Pessoa chiese gli occhiali
e si addormentò
e quelli che scrivevano per lui
lo lasciarono solo
finalmente solo...
così la pioggia obliqua di Lisbona
lo abbandonò
e finalmente la finì
di fingere fogli
di fare male ai fogli...
e la finì di mascherarsi
dietro tanti nomi,
dimenticando Ophelia
per cercare un senso che non c'è
e alla fine chiederle "scusa
se ho lasciato le tue mani,
ma io dovevo solo scrivere, scrivere
e scrivere di me..."
e le lettere d'amore,
le lettere d'amore
fanno solo ridere:
le lettere d'amore
non sarebbero d'amore
se non facessero ridere;
anch'io scrivevo un tempo
lettere d'amore,
anch'io facevo ridere:
le lettere d'amore
quando c'è l'amore,
per forza fanno ridere.
E costruì un delirante universo
senza amore,
dove tutte le cose
hanno stanchezza di esistere
e spalancato dolore.
Ma gli sfuggì che il senso delle stelle
non è quello di un uomo,
e si rivide nella pena
di quel brillare inutile,
di quel brillare lontano...
e capì tardi che dentro
quel negozio di tabaccheria
c'era più vita di quanta ce ne fosse
in tutta la sua poesia;
e che invece di continuare a tormentarsi
con un mondo assurdo
basterebbe toccare il corpo di una donna,
rispondere a uno sguardo...
e scrivere d'amore,
e scrivere d'amore,
anche se si fa ridere;
anche quando la guardi,
anche mentre la perdi
quello che conta è scrivere;
e non aver paura,
non aver mai paura
di essere ridicoli:
solo chi non ha scritto mai
lettere d'amore
fa veramente ridere.
Le lettere d'amore,
le lettere d'amore,
di un amore invisibile;
le lettere d'amore
che avevo cominciato
magari senza accorgermi;
le lettere d'amore
che avevo immaginato,
ma mi facevan ridere
magari fossi in tempo
per potertele scrivere...
Fernando Pessoa /Alvaro de Campos (1)
Je pense que le poème qui a inspiré cette belle chanson à Roberto Vecchioni , est celui-ci :
Toutes les lettres d'amour sont
RIDICULES
Elles ne seraient pas des lettres d'amour si elles n'étaient pas
RIDICULES
J'ai moi aussi en mon temps écris des lettres d'amour,
Comme les autres
RIDICULES
Les lettres d'amour, si amour il y a ,
Se doivent d'être
RIDICULESMais, tout bien pesé,
Il n'y a que les créatures qui n'ont jamais écrit
De lettres d'amour
A être
RIDICULES
Que ne suis-je à nouveau au temps où j'écrivais
Sans m'en rendre compte
Des lettres d'amour
RIDICULES
La vérité c'est qu'aujourd'hui
Ce sont mes souvenirs
De ces lettres d'amour là
Qui sont
RIDICULES.
(Tous les mots en majuscules,
Comme les sentiments majuscules,
Sont naturellement
RIDICULESDaté du 21 10 0935 .: Alvaro de Campos tournerait en dérision Pessoa dans sa liaison platonique avec Ophélia Queiroz , Mais double antithétique , tout en dénonçant le ridicule de ces lettres , il fustige aussi bien ceux qui s'en rient ...
Aussi de Alvaro de campos : http://unsognoitaliano.blogspot.com/2011/04/fernando-pessoa-alvaro-de-campos-si-te.html
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