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lundi 4 juin 2018

Eurynomé

Mythe  Pélasge de   la  création


Selon  Hésiode  elle est  une  océanide
Selon  Homère…et plusieurs  autres traditions, une titanide qui  feraient  d’elle  une  Déesse  primordiale .
Avec Robert  Graves  (les  mythes grecs) on  la trouve   à la toute première  origine  dans  le  mythe  Pélasge de  la Création :
Au commencement  Eurynomé,  déesse  de Toutes  Choses, émergea  nue  du Chaos mais elle ne trouva  rien de consistant    poser  ses  pieds , c’est pourquoi  elle  sépara  la  mer  d’avec  le ciel et, solitaire, dansa  sur les vagues. En  dansant, elle se dirigea  vers  le sud  et, le  vent  agité sur  son  passage devint quelque chose de   nouveau  et de  différent : elle pourrait ainsi  faire   œuvre  de  création. Poursuivant son chemin  de   sa  démarche onduleuse, elle s’empara  de  ce  vent   du Nord, le frotta  entre  ses  mains  et  voilà  qu’apparut  le  grand  serpent   Ophion. Eurynomé  dansait  pour  se réchauffer ; elle  dansait ,sauvage  et  frénétique, devant  Ophion et celui-ci, lentement  envahi  par  le  désir, s’enroula  autour de  ses  membres divins et s’unit  à  elle. Ainsi  le vent  du  Nord  qu’on  appelle  aussi  Borée, est fécondant, et c’est  pourquoi les  juments offrent leur  croupe au vent et mettent  au  monde   leurs   poulains sans l’aide  d’aucun  étalon. C’est de la  même  manière   qu’Eurrynomé devint  mère.

https://www.photo.rmn.fr/archive/04-504215-2C6NU0094UBI.html

Cette  Ménade  dansant (Vers 375-325 av J.-C.) me  fait  irrésistiblement   penser  à la  déesse  de  Robert  Graves.

vendredi 25 mars 2016

Légendes des terres du Nord

Herr Mannelig

Légende  suédoise


Source  wikipédia :
"Herr Mannelig (aussi connu sous le nom de Herr Mannerlig et de Bergatrollets Frieri) est une ballade médiévale suédoise qui raconte l'histoire d'une femme troll qui propose à un chevalier de l'épouser, espérant ainsi devenir humaine.

La ballade commence par une strophe dans laquelle un narrateur raconte qu'une troll tenta de convaincre un chevalier de l'épouser en usant de paroles trompeuses. La suite de la chanson rapporte le dialogue entre les deux personnages. La troll essaye de convaincre le sieur Mannelig (en Suédois : Herr Mannelig) de se marier avec elle, elle espère qu'elle sera ainsi délivrée et qu'elle pourra devenir humaine. Pour convaincre le chevalier, elle lui promet de nombreux présents mais ce dernier finit par refuser : il ne peut l'épouser parce qu'elle n'est pas chrétienne, qu'elle est même une créature satanique ("la fille d'une troll des eaux et du diable")."

La video  visionnée sur  Youtube en plein écran est  superbe !! 

Une autre  version  notamment  pour   les  séquences  de   Drakkar vers  :1,20 !


jeudi 13 février 2014

La Pachamama

Amérique Latine  

Mythologie de l'Amérique précolombienne

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Pachamama.gif


La Pachamama est l'une des figures  les plus importantes  des cultures andines se situant  dans  la sphère religieuse   de  l'ancienne civilisation  Inca et  particulièrement    chez les peuples Aymara  et  Quechua .
Elle  est la déesse  de la fécondité   , déesse de la Terre  , mère de  tous les êtres  vivants .
Dans le  recouvrement  chrétien  elle  est   assimilée à la Vierge   Marie    .
 Son  culte  est encore aujourd'hui  très vivant   en  Bolivie  et  au  Pérou où les hommages  lui  sont  rendus  au  mois d'aôut et  sont l'occasion  de  grandes et  joyeuses festivités.
 ( Son  paredre est  Pachatata )
 
culture de  Tiwanaku  Bolivie 
Une très belle   video  à voir et  ecouter  http://www.youtube.com/watch?v=w1fNSQJm3uY

Une autre  prière  : 
Prière

Quelque part sur ce continent lointain
Là où la forêt est plus dense qu'ailleurs
Où les déserts s'étalent sur les hauteurs
Là où les sommets des remparts Andins
Cachent des lacs aussi grands que la mer
Un homme jeune cherche sa vie.

En quête de l'oubli, décidé, il espère
Briser par la distance les trop pesantes chaînes
Qu'un dieu, par lui seul adoré, a forgé
Pour torturer et son âme et son corps
Par un acier brûlant ; l’ audacieux,
Entre lui et ce dieu, il a mis l'océan.

Tel un nouveau Caïn, pour fuir ses regards
Il érige des murs, mélangeant à la sueur
Le ciment et le sable en refoulant ses pleurs .
Contre les mots perfides il lui faut un rempart
Ici se parle un tout autre langage
C'est un monde nouveau c'est celui de l'exil

Les chaînes ont tant meurtri ses chairs
Imprimant dans son âme d'insondables blessures
Lui révélant déjà les tourments de l’enfer
Que d'autres cieux il espère, d'autres dieux
Qui le feront renégat, oublieux ,
A sa passion maudite, infidèle , hérétique.

Nature de Ton inépuisable opulence ,
Dispense Tes bienfaits. De sa morbide indifférence
Détourne-le, comble-le de Tes richesses
Et par ce don gratuit que chaque heure renouvelle
Inspire en lui une foi renaissante
Une foi en la vie, le désir du partage.

La terre qu'il foule est rouge
et tu remplis ses yeux de verts et de bleus
De mille chants d'oiseaux s'anime la forêt
Dans Tes lacs les nuages jouent avec son image
Que lui renvoient les eaux dormantes
Guettant les lourdes gouttes de pluie
Annonçant joyeusement l'éveil des torrents.

Les hommes qu'il croise ont le teint chaud
Les yeux profonds , doux comme le velours
Les femmes sont parées de fleurs et d'habits de couleurs
Et jusqu'aux herbes folles qui offrent le plaisir.
Ainsi comblé , apaisé, aimé se verra-t-il enfin aimable

Répondant à ton enchantement L'oubliera-t-il enfin pour enfin s’accepter ?
Et lire dans d'autres yeux l'amour véritable?

(2008)




 
un site interessant sur la Pachamama :
qui-est-la-pachamama

dimanche 20 octobre 2013

Mythe et épopée . G. Dumézil / J.H. Grisward



Les retrouvailles avec un  livre c'est pareil  aux  retrouvailles avec un  ami . .. 
Au point  où   je me trouve  de ma lecture du  Mahâbârata    j'espère cette fois éclairer  quelques   chapitres de   l'incontournable  livre  de  G.  Dumézil  . Il me faudra peut être  ensuite  pour  éclairer  d'autres lignes  ,  replonger encore et  encore    dans  d'autres mythologies ....
 Cette fois j'ai  pris le  temps  de lire   la préface  de   Joël  H.  Griswald  et   c'est  avec beaucoup  d'émotion  que  je lis ces mots  sur  le  lecteur   et  la lecture   et  je  souhaite  vous les faire  partager  :

"Les gros livres font peur, et   les grands mots  , et les grands noms et  les titres aussi  , mystérieux, terrifiants ! Mythe, idéologie, fonctionsindo-européen  !  Mais souvenons nous  de la jolie  formule   de  Rainer  Maria  Rilke  :   Tous les dragons  de   notre  vie   ne sont  peut-être que des princesses qui  attendent de nous voir beaux et courageux. Et les dragons   se peuvent dompter  de  deux manières :  par la violence et  par l'épée  comme les dieux et les héros guerriers ,  par la douceur  et par l'étole  comme les  saints ou les dieux lieurs ! Apprivoiser ! voilà  peut être le secret ! Apprivoise-moi  dit le livre.
Redonner  sa   place au  temps, à  la flânerie  , à  la patience. 
[...]
Au  lieu  de  se  buter   et de  s'acharner   sur l'incompréhensible phrase,  voire l'incompréhensible  paragraphe ou le tortueux alinéa,  il (le  lecteur apprivoiseur)  avance :  ce qui  ici est  énigme insoluble ,obscurité noire,  s'éclaire   dix ou   quinze  pages  plus loin  pour peu  qu'il  ait  eu  la sagesse d'attendre.
Une lecture par vagues, faites de  flux et de reflux, cède ainsi  la place à  l’orgueilleuse et, à  terme, décourageante  lecture d'assaut et pour ainsi dire  sans  retour.  Tout  livre  a le privilège de s’inscrire , de  s'écrire dans un temps réversible où  le flâneur a tout loisir de revenir en  arrière. S'il  est  vain  d'espérer  tout  comprendre à  la première  lecture , du moins saisissons-nous toujours un  certain   niveau  de  sens.  Il  en  va  des  écrits comme d'une  coupe  géologique :  l'un et l'autre   s'appréhendent par strates.  Il  existe  des strates  de  lectures et nous ne lisons jamais  deux fois le même  livre ;  chaque lecture  nouvelle  s'enrichit de la précédente et nous ne  sommes jamais  deux fois le même  lecteur.  Ou encore,  un  texte étant un  tissu, nous suivons  tel  fil , demain  tel  autre sans doute,  et  c’est   au croisement  de  tous ces fils entrelacés que la pièce, -le  textus- livre  sa signification .
Croisement ,  carrefour, rencontre  !   Un jour ,  un livre  ! Il  n’y a  que les rencontres  qui  soient  fécondes,  et notre histoire personnelle n'est  au  fond que l'histoire  de  ces rencontres , avec les êtres,  avec les choses , avec les livres  .....  "

jeudi 3 octobre 2013

Aux origines du Mahâbhârata (pas à pas .....

N'hésitez pas à  ouvrir ce pearltrees (je n'ai  pas encore tout  exploré  !)
les vedas, hindouisme

A painting from the Mahabharata: Balabhadra fighting Jarasandha

Quelques points  de repère  quand-même

Religion  védique  :
Evolition  historique autour de quatre noyaux pour former au début  de notre ère l'hindouisme, large formation  de synthèse entre les courants divers  qui  emprunte à ce fonds multiculturel
- Civilisation  de  L'Indus jusqu'au  début  du   2ème millénaire av JC
- Le groupe dravidien repoussés au  Sud lors des invasions   aryennes (Arya)
- Les  Arya venus du  NOqui se  fixent  dans le nord de l'  Inde  vers   1800- 1500 av JC dans la vallée Indo-gangétique et  fondent   la culture  védique
- Les cultures tribales 

Quelques notions qui  forment le substrat implicite  d'une   même  conception  de  l'Homo Religiosus  en dépit  des particularismes  politiques,  historiques, géographiques :

Notion de   Sanatana Dharma  ( loi cosmique éternelle   incarnée dans la religion  hindoue

Notion  de   Karma  (Acte , rétribution  de l'acte, loi de cause à  effet)

Notion  de Samsara (Temps cyclique fondant le retour des êtres et des choses et  donc  la réincarnation ).

Notion  de  Moksa (Libération des  conditionnements du  moi , du temps et  des renaissances  .

Le corpus des textes  védiques  est  composé d'une multitude  de  textes  sacrés  (Shruti )ou   profanes  (Smirti ), de rituels , de  liturgie , à vocation ,religieuse (ex sutra), littéraire ou poétique   ou encore  philosophique .  Ils sont  en vers  ou en  prose ou encore  dans  une  forme particulière  répétitive et  rythmique  favorisant   mémorisation   et  concentration. (mantra)
Certains  textes  religieux sont   dits révélés    d'inspiration  divine,  les  autres  de mémoire  humaine   ou  de création  littéraire

 Les grandes épopées retraçant  l'histoire de  l'Inde ( Bharata ) sont attribuées à   un ermite   légendaire   Valmiki  pour  le  Ramayana, écrite  entre  le 3ème siècle av JC et le  3ème siècle ap  Jc  ,   et  au sage   Vyasa  pour  le  Mahabharata qu'on  suppose bien  antérieure  au   Ramayana.

Sources : 
sur Wikipedia Veda
et  Encyclopedue  des religions sous la dir  .  de Frederic Lenoir  et   Yse  T.  Masquelier

lundi 30 septembre 2013

Le Mahâbhârata., du film au livre ....

Comme  le papillon  autour  de    la lampe  je  tourne  autour  de   l'Inde ! Peut être ai-je  peur  de  me brûler les ailes à sa spiritualité  !
Sincèrement  je   crois qu'il  est très  difficile   d’appréhender  seul  cette  culture foisonnante  et je n'ignore pas le risque  de  confusions   ou  de  contre-sens  à force de  raccourcis trop  rapides  ou  d'analogies  superficielles. Pourtant par sa richesse elle  exerce  sur  notre  esprit  occidental   une sorte de  fascination  et   pour  cette  raison  je   ne peux  renoncer à  mes tentatives . Je prie donc à l'avance  les spécialistes  de  m'excuser  de très possibles erreurs et  recommande   aux moins initiés   de procéder à leur  propre vérification en explorant d'autres points de vue.
Ceci étant dit   ne   nous privons  pas  du plaisir  d'emprunter  les chemins qu'ont pris les plus anciens textes de l'humanité  pour parvenir jusqu'à nous , qu'ils soient   poétiques  ,  légendaires , religieux ou philosophiques , qui   au gré du temps  se sont  chargés des  nouvelles couleurs posées  par    les  générations successives les relayant  jusqu'à notre  présent.
Cette fois j'ai  choisi  comme porte pour  entrer  dans  cet univers    l'adaptation  cinématographique  de  Peter  Brook  du  Mahâbhârata.
L'adaptation  est  somptueuse  entre  théâtre et  chorégraphie avec  des  accents de  tragédie grecque  ..
La première impression   est  sans  doute dans la persistance  des  échos  de l'épopée  homérique,  dans la composition  , avec l'aède inspiré et  poète  tout d'abord  qui  transmet oralement son  récit  destiné  à  l'écrit et qui  se   substitue  au cours   de la narration   au chœur du théâtre antique , dans le sujet   également  qui est celui  d'une grande  épopée  relatant    la grande  bataille   opposant   Pandava et  Kaurava et à laquelle participent  les dieux.    Le déroulement  du  récit   frappe   ensuite  par  les   échos  avec nos propres mythes  Moïse,  Déluge, Œdipe  ,  Orphée etc  ......
Parti  pris  du  réalisateur   Peter  Brook , occidentalisation du légendaire indien  ?   Comment   échapper  à  la tentation  de ressortir la théorie  des origines  indo-européennes ? On est déjà  trop   familiers des phénomènes de recouvrement   , trop conscient  de l'amplitude   temporelle   .qui  mêle  sources  évènements  et  populations pour   poursuivre une seule piste  . La sagesse  serait-elle  dans   un strict   abandon  à  la poésie  ou  à la littérature   ?
Mais  dès  que   vous   prenez garde  aux  dialogues  la  curiosité devient   irrésistible. Les messages percent   bien  au-delà  de leur habillage   poétique  et   vous laissent  déconcertés  pour vous confondre dans votre ignorance où  l'incompréhension, avec un sens qui   vous échappe ou bouleverse   vos préjugés .
Sans  espoir de lever le voile  sur   la totalité du  mystère un besoin de référence au texte s'impose . Quelle  liberté  s'est autorisé  Peter  Brook  ?  Quel  est  son  degré de fidélité au  texte   ? Mon adhésion   à  son œuvre   mon admiration   pour le film  n'en sera pas   amoindrie ; ce film est    un chef d’œuvre . Mais   il  me donne  envie d'en savoir  plus.

A priori    , à défaut de  pouvoir  lire  en  anglais  et   plus encore  de ne   pas  être   apte à  déchiffrer le sanskrit ,  je devrai  me  contenter  d'extraits  ce qui  représente déjà   un  bon volume de 600 pages  environ  .
   .....
Le dvd  du film  de  Peter Brook



mercredi 1 février 2012

Antigone

L'Antigone  d'Anouilh

Celle qui  meurt pour  rien ou simplement pour  dire non !
 A travers les siècles, elle  a porté  sur  ses frêles épaules ce  message  de  rébellion  pure, obsitinée  et  sans concession. Si  dans la  Grèce  antique , le  devoir  qu'on  devait   aux  morts jusifiait   davantage  son  sacrifice  en  tant  qu'injonction  sacrée, , dans la  tragédie  transposée à  notre  époque il ne subsiste  que l'obstination à  dire   non , à  refuser le  compromis  . Dans le théâtre  d' Anouilh  l'argument  s'efface  , se  dépouille  de  la nécessité  pour ne  conserver  que  l'intransigeance. Il  ne reste  que la jeunesse qui  se  dresse pour  réclamer  l'impossible, affirmer  son  désir  d'absolu , son  droit   à vivre  sans compromis, la jeunesse  qui  ne  veut  reconnaître qu'une vérité :  la sienne.
Et le  tragique  est  dans le malheur  que  cet idéal de pureté répand  autour  de lui.
 Belle   est  Antigone  , sublime   !  Mais quel prix à  sa beauté ! 









L'antigone de Sophocle

Antigone est, dans la mythologie grecque, la fille d'Œdipe et de Jocaste, sœur 
d'Étéocle et de Polynice ; c'est elle qui sert de guide à son père aveugle. Polynice étant
mort, elle donne au corps de celui-ci une sépulture, malgré les ordres de Créon, roi de 
Thèbes : condamnée à être enterrée vivante pour ce crime, elle se pend pour échapper
à la sentence. Hémon, fils de Créon, qui l'aimait, se poignarde alors, fou de douleur.

Le mythe antique d'Antigone

Au Vème siècle avant J.-C., le dramaturge athénien Sophocle met en scène un épisode de la légende d'Œdipe.
Antigone est la fille d'Œdipe, le roi de Thèbes, et de la reine Jocaste. Quand Œdipe 
découvre qu'il a, à son insu, tué son père et épousé sa mère, il se crève les yeux et
quitte Thèbes à jamais. Après son départ, ses deux fils, Étéocle et Polynice, décident de se partager le trône et de régner chacun à son tour pendant une année. A la suite du refus d'Étéocle de rendre le pouvoir à la fin de la première année, Polynice vient assiéger Thèbes avec l'aide de troupes étrangères et les deux frères s'entre-tuent. Le pouvoir revient alors à Créon, frère de Jocaste et tuteur d'Étéocle et de Polynice.
Tragédie de  Sophocle
L'action de la tragédie de Sophocle commence au moment où le nouveau roi, Créon, vient de célébrer les funérailles d'Étéocle et de proclamer l'interdiction d'en faire autant pour Polynice, considéré comme traître à sa patrie pour lui avoir fait la guerre. 
Antigone, au nom de la piété filiale et des lois divines supérieures aux lois humaines, refuse la décision de Créon et procède aux rites funéraires. elle fut alors enfermée dans un tombeau où elle se donna la mort. Hémon, son fiancé (le fils de Créon), la découvrit et se suicida sur son cadavre. Eurydice, sa mère (épouse de Créon), se suicida également.





 

mardi 31 janvier 2012

Oedipe: Maudits oracles


Maudits  oracles     !

A priori ,  c'est    à   Delphes    , où se  situait  le   sanctuaire  d'Apollon ,  qu'Oedipe  apprit  de la  Pythie  la   terrible  malédiction  qui   pesait  sur  lui  ,  prédiction qui  ne  faisait  que  confirmer   celles  du  Devin   Ttiresias  de  Thèbes et qui  poussa  son père  Laios   à le supprimer   à  sa  naissance  . Thèbes  n'etant   pas   très  éloignée  de   Delphes  ,   il  est  facile  de penser  qu' Oedipe  était  le  seul  à ignorer   les  origines  de  sa naissance  , d'où la  convergence des  prédictions !
Ceci  ne  l'empêcha pas  de   croiser   son père Laïos   sur  le chemin  du  retour  et  d'accomplir   déjà  une  partie  de la  prophetie....
 D'un  point  de  vue  purement  visuel ,je  trouve   le  film de  Pasolini magnifique . Adaptation  assez libre  de  la tragédie  de Sophocle, ,  la multitude  des  versions   ne permet  pas  d'en choisir  une   plutôt  qu'une  autre ,et  on s'accorde  généralement  sur un essentiel. . Mais   Pasolini  a   manifestement pris le  parti de  situer le  mythe  en période  archaïque .





Incontournable tableau  d' Ingres


Les deux ENIGMES du Sphinx posées à Œdipe  sont les suivantes : « Quel est l'animal qui marche à quatre pattes, le matin, à deux pattes à midi et à trois pattes le soir ? » Réponse : l'humain, qui marche à quatre pattes lorsqu'il est bébé, à deux pattes dans le milieu de sa vie, et à trois pattes lorsque, vieux, il s'appuie sur une canne.

Le Sphinx alors lui posa une seconde question qui est moins populaire : " Quelles sont les deux sœurs dont l'une engendre l'autre et dont la seconde engendre à son tour la première?". "Le jour et la nuit"  répondit Œdipe et le (la)  Sphinx se donna
 la mort.

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On  peut lire   ici une  version  complète   du  mythe   et  voir une  superbe  sculpture  de   Denis   Antoine Chaudet  : Oedipe

Et  pour   lire ou relire  Sophocle   : traduction intégrale de Oedipe   Roi

mercredi 8 juin 2011

Hébé Par Madame Vigée -Lebrun

Portrait  d'Anna  Pitt  en Hébé



Hébé

C'est une de mes légendes favorites , mais vraisemblablement sous l'influence de la magnifique sculpture de Carrier Belleuse que  je  préfère  à  ce  tableau ,  magnifique par  ailleurs : 

Hébé .Fille d'Hera et de Zeus , servait d'échanson à l'Olympe où elle versait aux dieux , l'ambroisie et le nectar qui leur apportaient l'eternel jeunesse . Un jour elle fit une chute tandis qu'elle assurait son service et pour la punir Héra la chassa . Jupiter qui était alors amoureux de Ganymède en profita pour remplacer Hébé par le jeune éphèbe mortel  qu'il  introduisit  à  l' Olympe.
. Plus tard , pardonnée (!) elle fut mariée à Héraclès .Elle est pratiquement toujours représentée avec Zeus sous son attribut d'aigle . Carrier - Belleuse l'a sculptée dans une merveilleuse attitude d'abandon et de confiance contrairement il me semble au sentiment qui se dégage du tableau de Me Vigée -Lebrun où la Dame semble avoir conquis et apprivoisé le bel oiseau ! 
Hébé  était   vénérée  par  les  romains sous   son  nom de Juventas, déesse de la jeunesse.(1)
Nommément  identifiée  dans la Théogonie   d'Hésiode , elle apparait   également   sous   le  nom  de  Hébé  dans  l'Iliade  , dans  l'Odyssée  et  encore  dans les Métamorphoses  d'Ovide . 


Hébé  endormie  par Carrier-Belleuse

(1)  plus  exactement  les  romains  l'associèrent  tardivement  au culte   qui  était  rendu  à la  jeunesse  : Juventus sur "mythologica"








mercredi 25 mai 2011

La mort d'Orphée


Gustave  Moreau


La mort d'Orphée 

La mort d'Orphée est racontée de diverses manières et sert de support à différents mythes .
 On admet généralement qu'il fut tué et déchiré par des femmes Thraces à son retour des Enfers .
Mais les causes divergent :
Tantôt on prétend que sa fidélité à la mémoire d'Eurydice inspira la jalousie des femmes Thraces qui se considérèrent comme insultées et le condamnèrent à mort .

D'autrefois qu'Orphée ayant renoncé à la compagnie des femmes se serait entouré de jeunes gens Les femmes alors auraient décidé de le punir pour  ses amours contre nature .

Enfin, en revenant des Enfers Orphée aurait fondé des mystères  au cours desquels il initiait les hommes aux secrets qu'il avait découverts dans l'Au-delà.  Mais il en interdisait l'accès aux femmes. Un soir que les hommes étaient rassemblés chez lui sans armes, les femmes massacrèrent Orphée et ses fidèles .
Quand les femmes Thraces eurent déchiré le corps d'Orphée , elles en jetèrent les morceaux dans le fleuve qui les emporta jusqu'à la mer. La Tête et la Lyre du poète parvinrent jusqu'à Lesbos où les habitants élevèrent un tombeau pour abriter ces reliques .
C'est autour de cette figure d'Orphée que se forma la théologie dite orphique, qui semble avoir été essentiellement une révélation des mystères de la mort et une série de pratiques et de conseils destinés à permettre aux fidèles de parvenir au pays des Bienheureux.

D'après : Mythologie de la Méditerranée au Gange sous la dir. de P. Grimal)