vendredi 15 juillet 2011

" Passait, laissant toujours de ses mains mal fermées Neiger de blancs bouquets d'étoiles parfumées." Apparition Mallarmé


Apparition

La lune  s'attristait. Des  séraphins en pleurs
Rêvant, l'archet aux doigts, dans le  calme  des fleurs
Vaporeuses, tiraient de  mourantes  violes
De  blancs sanglots glissant sur l'azur  des corolles
-- C'était le jour  béni  de ton  premier baiser.
Ma songerie  aimant à me martyriser
S'enivrait savamment  du  parfum  de  tristesse
Que même  sans regret et sans déboire laisse
La cueillaison d'un  Rêve au  coeur  qui  l'a cueilli.
 J'errais  donc, l'oeil  rivé sur le pavé  vieilli
Quand avec du  soleil  aux cheveux, dans la rue
Et dans  le soir, tu  m'es en  riant apparue
Et  j'ai  cru  voir la  fée au  chapeau de  clarté
Qui  jadis sur mes beaux sommeils d'enfant  gâté
Passait, laissant  toujours de ses mains mal  fermées
 Neiger  de blancs bouquets  d'étoiles parfumées.



Michelangeli plays Debussy "Preludes" 
La fille  aux  cheveux de  lin 

Le poème   dans une traduction italienne  !

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