« Que serait un monde sans la musique ? », disait un certain… « Que serait un monde sans images, sans couleurs, sans les mots ? Que serait l’homme sans émotions ? Son cœur est un luth suspendu ; sitôt qu’on le touche, il résonne. » – de Béranger
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mercredi 3 août 2011
mardi 2 août 2011
Rembrandt , ombre et lumière
Rembrandt Van Rijn
(1606 -1669)
Le nom de Rembrandt est indissociablement lié au miracle de la lumière, une lumière qui traverse de vastes zones obscures d'où l'artiste fait émerger des images ....
Observateur aigu du mouvement, des couleurs et des formes, Rembrandt est un artiste purement plastique. C'est un metteur en scène ordonnant et disposant ses personnages en fonction du plus grand effet dramatique à obtenir; de même que la composition du texte n'entre pas au théâtre dans les attributions du metteur en scène, de même Rembrandt quand il étudie l'interprétation dramatique d'un sujet, ne se préoccupe pas de son contenu littéraire. Le point de départ de Rembrandt est le monde visible; selon sa disposition la plus intime, il en observe la nateureelste beweechgelickheit, c'est à dire l'animation naturelle. Son guide unique est l'aspect perceptible des choses, la fusion indestructible de l'esprit et de la matière. Là est la base de sa création, le secret de sa puissance d'expression.
On définit incomplètement Rembrandt Van Rijn quand on le considère seulement comme un peintre de la vie intérieure. Il importe aussi de comprendre qu'il fait vivre l'esprit dans la matière et les mouvements de l'esprit dans ceux du corps.
(E. R. Meijer - Collection Larousse - "Les plus grands peintres " )
David jouant de la harpe pour Saül
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| Saül (détail) |
David a vaincu les Philistins et s'est acquis la faveur d'Israël. Un jour que le psalmiste joue de la harpe, Saül jaloux , , soudain pris de folie, saisit sa lance. Rembrandt a représenté le moment qui précède le jet de l'arme ; on ressent , en Saül , la violence d'une colère que la musique même ne parvient pas à apaiser .
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| David (détail ) |
Jamais peintre peut être ne composa plus d'autoportraits , autant d'exercices pour apprivoiser expression et lumières .(1)
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| Autoportrait |
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| Sainte famille |
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| Femme se baignant |
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| Portrait de Hendrickje Stoffels |
Reniement de Saint Pierre
jeudi 14 juillet 2011
Baudelaire : L'horloge ..." Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!"
Le philosophe de Rembrandt
Poème dit par Daniel Mesguish
L'Horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible;
Le Plaisir vaporeux fuira vers l'horizon
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Ainsi qu'une sylphide au fond de la coulisse;
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison.
Trois mille six cents fois par heure, la Seconde
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Chuchote: Souviens-toi! - Rapide, avec sa voix
D'insecte, Maintenant dit: Je suis Autrefois,
Et j'ai pompé ta vie avec ma trompe immonde!
Remember! Souviens-toi! prodigue! Esto memor!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
(Mon gosier de métal parle toutes les langues.)
Les minutes, mortel folâtre, sont des gangues
Qu'il ne faut pas lâcher sans en extraire l'or!
Souviens-toi que le Temps est un joueur avide
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Qui gagne sans tricher, à tout coup! c'est la loi.
Le jour décroît; la nuit augmente; souviens-toi!
Le gouffre a toujours soif; la clepsydre se vide.
Tantôt sonnera l'heure où le divin Hasard,
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"
Charles Baudelaire ( Les fleurs du mal LXXXV
Où l'auguste Vertu, ton épouse encor vierge,
Où le Repentir même (oh! la dernière auberge!),
Où tout te dira Meurs, vieux lâche! il est trop tard!"
Charles Baudelaire ( Les fleurs du mal LXXXV
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