samedi 2 mars 2013

Verdi : la force du destin

ouverture
 ouverture

La forza del  destino

Melodrame  en  4 actes  : Livret de franceso  Maria Piave d'après  "Alvaro  ou  la force  du  destin ", drame  espagnol  d'Angel   de  Saavedra.  Première représentation à  Saint  Petersbourg  le 10   novembre  1862

Les personnages:  Leonora (soprano)
Don  Alvaro  (ténor)
Don Carlo  (Baryton )
le marquis   de Calatrava  (basse)
Preziosilla (mezzzo-soprano)
Frère  melitone Basse  comique
le père  guardiano  (basse)
Curra :  mezzo  (soprano)
maitre  Trubuco   (ténor) 
Un chirurgien  militaire  (basse ) 

L'intrigue  : Vers le  milieu   du  XVIII ème s,  en  Espagne puis  en  Italie .
Acte I  
Don aAlvaro  tente   d'enlever  Leonora,  dfille du  marquis   de   Caltrava,  mais il  est  surpris par le maître  de maison qui  lui  refuse  la main  de  sa fille car il  n'est pas  d  son rang. Alvaro  se  déclare  seul  coupable et innocent  Leonora :il  jette à terre  son pistolet  .Mais le  coup  part  accidentellement et  tue le marquis . En  mourant  celui-ci  maudit  sa fille.
Acte II
Leonora part  à  la recherche d'Alvaro. Vêtue  en  homme, elle  entre  dans une  auberge .La gitane  preziosilla s'aperçoit  du  stratagème, mais ne fait rien pour  trahir Leonora. Le  frère de  cette  dernière, Carlo, se  trouve  aussi  dans l'auberge.  Il cherche  le  amoureux fugitifs pour les tuer tous les  deux. Leonora se  réfugie  au couvent de la  Madona  del   Angeli.  Elle  est  accueillie  par   le  frère  Melitone et  conduite  au père supérieur. Celui-ci  sera seul   à connaître  sa véritable identité. La  jeune  fille  se  retire  dans un ermitage, non  loin du couvent et  les moines  se chargent   de  protéger  sa tranquillité et  son  secret .

 
Acte  III
La guerre  éclate  en   Italie entre les  espagnols  et  les  autrichiens. Don Alvaro  sous  un  faux nom , combat  dans les rangs franco-espagnols , non  loin  de   Velletri. Il est  convaincu  que  Leonora est morte.  Au cours  d'une  bataille  , il sauve  la vie  de l'un  de  ses  compatriotes. C'est  Don Carlo qui  sans le  reconnaître signe  avec lui  un  pacte de  fraternité. Blessé  don Alvaro  lui  remet  un  portrait  en lui demandant  de le  détruire.  CArlo  reconnait aors  Leonora et  comprend  qu' Alvaro    est  l'homme  qui  a  tué  son père  .Dès  que  celui-ci  est  remis  de   ses blessures , il le provoque  ne duel . Ils ont  à  peine  croisé le fer   qu'ne ronde  es  oblige à  fuir. Le jour  se lève  sur le  camp . Vivandières  et  soldats   vaquent à  leurs occupations matinales.
Acte   IV
Le  couvent .  Dasn le cloître   , les pauvres attendent   le repas que leur distribue frère  Melitone. Parmi  les moines se  trouve un  nouveau  venu , père Raffele. qui  n'est  autre  qu'Alvaro . Don  Carlo   réussit  à  le  retrouver et le  défie  une nouvelle  fois.Avant le  combat  Raffaele se  défroque  pour ne pas  commettre  un  sacrifice . Le duel  tourne à  l'avantage  de Don alvaro  et   Don  carlo   mortellement  blessé  demande un confesseur. alvaro  entre  alors  dans l'ermitage tout proche pour  chercher un prêtre.  Il découvre Leonora. Celleci  accourt  au  chevet  de son  frère qui  dans un ultime  effort   la transperce  de  son  épée, assouvissant  ainsi  sa terrible  vengeance.  Elle  expire  dans les  bras  d'Alvaro, tandis  que   le père supérieur lui  donne l'extrème onction .

Verdi  n'était pas satisfait du  livret. Piave  étant  malade   il  demanda   à  Antonio  Ghislanzoni  de le  réecrire . Plei  d'esprit   celui-ci  declare  que  dans le  fnale  les morts  s'entassaient v vraiment trop    (effectivement  dans la version  de  paive  Alvaro  mourait  également et  décida de le laisser  survivre  . C'es  sa version   de  la   forza del  destino   qui  est  chantée aujourd'hui.  La pemière   de l'opéra  remanié  eut lieu  à   la Scala de Milan  le  27  fevrier  1869.
 dans une   mise  en  scène  de Verdi  lui-même . peu  apprécié  à  Moscou  ,   le public italien  de  Milan   lui  fit un triomphe .
Acte   IV et  finale

Bonne  écoute ! 

Mythologie hindoue : le divin innombrable...

Shiva en  Maheçamurti, Elephant  Inde (photo Coloubew)
 On  a  vu  tout  au  début le  triple  visage du  Divin  Unique.
Trois  aspects  du  divin  inséparables   indissociables   inconcevable  l'un  sans  les   autres  créateur, conservateur et  destructeur complémentarité  du   mouvement  vital.
Maintenant  nous  abordons   le  Divin  Innombrable. ..
Au-dessous  du  divin   unique  que  représent   Brahmâ,  Vishnou, Shiva et   la   Mère  divine qui   est  eur  émanation  bien  que  différenciée,  nous  trouvons toutes les manifestations individualisées et  particularisées  du  divin  dans le monde.
Trois  cent millions  de  dieux  avec leurs  aventures  ,  leurs  démêlés  , entre eux  , entre  les  sages , les héros   et  les  démons et  ces  récits  constituent  la partie  la plus massive  de la mythologie  hindoue .
Loin de pouvoir   entrer  dans  une classification  simpliste   telle  que le  bien  et le mal ,  dieux  et  diables ,  le dieu  hindou représente une  conjonction de  forces  et  de lois dont le  jeu , comme  celui de la   nature,  est   tantôt  favorable   et  tantôt  contraire   à  la  réalisation de  ce   nous  croyons  juste  dans notre  conception limitée  du  monde .....


 A propos  de  J Herbert à qui  j'emprunte  tant   de  textes :
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rhr_0035-1423_1978_num_193_2_6676

Christiane Singer

Neptune  de Walter  Crane

N'oublie  pas les  chevaux  du  passé

Christiane Singer .(1943-4.4.2007)" Romancière et essayiste au charisme
étonnant"
dit un article, pris au hasard sur le net , parce que je ne la
connaissais pas du tout.

C'est bien l'impression que me laisse ce livre, petit par son format , très
accessible et si riche , comme si elle avait voulu y accumuler les trésors de
ses réflexions personnelles d'une
infinie sensibilité en les proposant chacune dans l'écrin d'une pensée partagée
avec les meilleurs artistes , penseurs, poètes , peintres, écrivains choisis
pour leur qualité et non pour leur célébrité .

Chacune de ses phrases retient l'attention; on s'y attarde , invités à la
réflexion ou à la rêverie mais de cette rêverie constructive et subtilement
dirigée qui vous laisse en s'éloignant le sentiment de n'avoir pas perdu son
temps.

Un trait chez elle surtout m'a plu : C .Singer affirme et prend parti mais avec
délicatesse. Ses idées sont claires et sans ambiguïtés sur les sujets qu'elle
aborde et pourtant jamais on ne se sent en défaut même si on ne les partage pas
totalement . Ce sont ses opinions, son regard sur les choses, certes argumentés
, mais il nous appartient de mener notre propre réflexion.

J'aimerais citer d'elle quelques phrases quand elle parle par exemple de ce
passé qui nous porte et qu'on ne peut renier sans ingratitude envers                      
"ces chevaux écumants du passé" :

- Tuer la mémoire , c'est tuer l'homme

- L'oubli est la fin de toute culture et, l'invitation à oublier, le signal de
la mise en servitude


ou bien pour dénoncer la complaisance à la facilité dans la transmission du
savoir:
-- Tout ce qui ne commence pas par un éblouissement n'a pas d'avenir.

- une citation radicale de Derrida: "Renoncer à un pli, un paradoxe, une
contradiction pour être compris de tous est une obscénité inacceptable".


Pour parler du bonheur qu’il faut savoir saisir elle dit:

- le bonheur , le vrai , est volatile. Il ne dresse nulle part ses tentes ; il
surgit et s'esquive ....
Et encore :
- L'amour est visionnaire. Il voit la  divine perfection de l'être aimé au delà des apparences auxquelles les autres s'arrêtent.

-Quelqu'un  qui ne laisse pas la réalité déranger ses rêves est un sage. (La mort viennoise)

Eloge de la différence , richesse de la pluralité , retour à l'essentiel , foi
dans les possibles humains, à condition de laisser parler l'Amour, le grand ,
qui est en même temps respect, l'Amour
de la nature , l'Amour de l'Autre , l'Amour de la vie , mais aussi l'Amour de
soi .
(Publié sur  "Citadelle" )