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dimanche 25 décembre 2011

Le Silence : Bergman , Brahms , Richter ....


The Silence - Bergman / Piano Concert nº 2 - Brahms 

 

Le Silence  

 Ingmar  Bergman 

(Suède  1963 )

Anna et   Esther,  deux soeurs, rentrent  en  Suède après un voyage à l'étranger. Elles sont  accompagnées  de  Johan le  fils d'Anna  . A  la suite d'un  malaise d'Esther, elles  font halte  dans une ville inconnue, dont les habitants  parlent une langue qui leur  est tout à fait  étrangère. Dès lors,  Esther  et Anna   sont  confrontés  au  silence  de l'incommunicabilité  .

 

Le Silence     est parfois  considéré  comme faisant partie  d'une trilogie réunissant  également "  A travers le miroir" et  les Communiants" et  baptisée la trilogie  de l'absence  de  Dieu.  Après  avoir rmpu  avec la foi  dans les  deux précédentes oeuvres , le cinéaste  explore dans le silence  les moyens  d'échapper  à la solitude. Un  film  au climat oppressant,  magnifiquement inyerprété  .


jeudi 8 septembre 2011

Musique et sublime , Brahms et les Ecrins


Johannes Brahms  sextet n°1  op. 18   2ème  mvt   andante ma  moderato

Images  du  Parc National  des Ecrins  ,  Vallée  du  Valgaudemar












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lundi 20 juin 2011

Aragon " ...un jour je m'en irai sans avoir tout dit..."/ Brahms , quintette avec clarinette






Brahms - Clarinet quintet op.115 , I - Allegro part 1,Eddie Daniels - cl...

C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes

Rien n'est si précieux peut-être qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cœur que j'ai moi-même
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rêver dans le soir où s'éteignent les voix

Il y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-là sera l'aube première
Il y aura toujours l'eau le vent la lumière
Rien ne passe après tout si ce n'est le passant

C'est une chose au fond que je ne puis comprendre
Cette peur de mourir que les gens ont chez eux
Comme si ce n'était pas assez merveilleux
Que le ciel un moment nous ait paru si tendre...

Malgré tout je vous dis que cette vie fut telle
Qu'à qui voudra m'entendre à qui je parle ici
N'ayant plus sur la lèvre un seul mot que merci
Je dirai malgré tout que cette vie fut belle

Louis Aragon (Les Yeux  et la mémoire chant II (1954)

samedi 12 mars 2011

Perfection


Brahms Sonate n°3 op 108 ,Heifetz, 1/4
Ne vous arrive-t- il jamais  en   écoutant  un morceau  de musique, en  lisant  un poème , en regardant  un tableau  , de  vous  dire  que  la  perfection est  atteinte  ?   qu'il  vous  a  été donné  de  la  voir  , de  l'entendre ... et  que   vous  ne pourrez  plus   écouter  autre  chose    ni porter  ailleurs  votre  regard  . Cette  beauté  fait  mal  , parce qu'on  voudrait  s'éterniser  en elle   ....ou bien  cesser  de  vivre .(1)
Leonard  de Vinci, La vierge  au  rocher , détail , National  Gallery )
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(1) Oui !!  je sais  , on devrait  mourir  souvent  ici  ,  à chaque  page !! C'est du  moins  ce qui devait  régulièrement  arriver  à  Elena  et  dans  sa  passion insatiable   elle  ne comprenait  pas   quand  d'autres n'acceptaient   pas  de  mourir  aussi  souvent qu'elle  ou bien pour les  mêmes  causes   :-))
Aussi  s'acharnait-elle  à  les  tirer  vers l'extase !

samedi 26 février 2011

Musique et sublime

Johannes Brahms sextet n°1 op. 18 2ème mvt andante ma moderato


Musique et  sublime

Sextuor n°1 de BRAHMS , op 18
second mouvement

Dans l'instant.... un air plus beau que d'autres, une émotion qui vous laisse sans défenses , un éblouissement qui submerge tout ce qui n'est pas essentiel , et nous voilà livrés à ce que la raison ignore.

Parce que la beauté communique à nos regards intérieurs une lumière qui exalte la couleur des choses en les lavant des imperfections que nos sens malades s'évertuent à répandre pour les souiller , nos sentiments libérés de leurs chaines, du calcul et de la tyrannie morale débordent des carcans où la réalité nous enferme.

Dans l'unique instant présent où opère le charme , la question du possible , de l'acceptable , de l'admis, ne se pose plus . Dans cette immédiateté du ravissement , il n'est pas de projet , pas de futur , pas d'espoir, pas plus que le doute n'a sa place , ni la mémoire des échecs ou des blessures ...

C'est un instant fragile où tout ne peut être que plaisir dans un abandon au sublime.

Fevrier 2008