Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse,
La honte, les remords, les sanglots, les ennuis,
Et les vagues terreurs de ces affreuses nuits
Qui compriment le coeur comme un papier qu'on froisse ?
Ange plein de gaieté, connaissez-vous l'angoisse ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine,
Les poings crispés dans l'ombre et les larmes de fiel,
Quand la Vengeance bat son infernal rappel,
Et de nos facultés se fait le capitaine ?
Ange plein de bonté, connaissez-vous la haine ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres,
Qui, le long des grands murs de l'hospice blafard,
Comme des exilés, s'en vont d'un pied traînard,
Cherchant le soleil rare et remuant les lèvres ?
Ange plein de santé, connaissez-vous les Fièvres ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides,
Et la peur de vieillir, et ce hideux tourment
De lire la secrète horreur du dévouement
Dans des yeux où longtemps burent nos yeux avides ?
Ange plein de beauté, connaissez-vous les rides ?
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières,
David mourant aurait demandé la santé
Aux émanations de ton corps enchanté ;
Mais de toi je n'implore, ange, que tes prières,
Ange plein de bonheur, de joie et de lumières !
« Que serait un monde sans la musique ? », disait un certain… « Que serait un monde sans images, sans couleurs, sans les mots ? Que serait l’homme sans émotions ? Son cœur est un luth suspendu ; sitôt qu’on le touche, il résonne. » – de Béranger
lundi 28 juillet 2014
samedi 26 juillet 2014
L'Arlésienne , sur Mezzo l'art total ..
L'Arlésienne , celle qui occupe tous les esprits mais qu'on ne voit jamais ; c'est d'abord une nouvelle d'Alphonse Daudet dans le recueil des Lettres de mon Moulin , un classique des enfants de ma génération, où l'on trouve également , le secret de Maitre Cornille, la Chèvre de monsieur Seguin ....Oh ! l'émotion inoubliable de ce dernier récit : "Elle s'est battue toute la nuit , et au petit matin le loup l'a mangée " qui tôt dans l'esprit des enfants fixe le prix de la liberté . C'est en fait un peu plus compliqué car si la morale veut mettre en garde les enfants contre les dangers du monde exterieur et insiter sur l'interet qu'il y a à suivre les conseils des anciens , est-il raisonnable de demander à une petite chèvre attachée toute la journée dans un pré de renoncer aux parfums des fleurs sauvages et à la clarté des étoiles la nuit dans la montagne ?
Mais revenons à l' Arlesienne ......
Daudet s'inspira pour sa nouvelle d'un drame familial vécu par un de ses amis Fréderic Mistral .
L'histoire se déroule en Provence au son des fifres et des tambourin s : un jeune homme tombe follement amoureux d'une étrangère à sa communauté qu'il ne retrouvera jamais ..L'amour déçu tourne à l'obsession jusqu'à la mort .
De sa nouvelle Daudet , tira une pièce de Théâtre dont Georges Bizet composa la musique. plus tard Bizet en fit une suite pour orchestre dont les thèmes sont devenus si célèbres .
La Compagnie Roland Petit en fit un ballet .
La chaine de TV Mezzo a diffusé sa représentation de 2010 dans une somptueuse interpretation chorégraphique où Jeremie Belingard incarne frédéric et Eleonora Abbagnato , Vivette, deux grands talents et en particulier un Frederic poussant à ses limites extrèmes l'expression choregraphique . Vivette est tout de grâce et amour, et Frederic d'une passion absolue .
La mise en scène était très sobre , minimaliste, mais la peinture se trouvait au rendez-vous de cette soirée exceptionnelle avec en fond de décor cette idée de la Provence que nous ont transmise Cézanne ou Van Goh , mais aussi Courbet et son célèbre autoportrait qu'on retrouve à mon avis délibérément et magistralement exploité dans la ressemblance de Jerémie Belingard dévoré par sa passion .
Les vidéos sur Youtube ne sont pas extraordinaires . on perd notamment les prouesses chorégraphiques du danseur dont les jambes sont malheureusement fondues dans l'obscurité du décor du dernier acte . Mais elles ont le mérite d'exister et je remercie celui qui nous permet en les postant de revivre ce spectacle encore et encore .
Mais revenons à l' Arlesienne ......
Daudet s'inspira pour sa nouvelle d'un drame familial vécu par un de ses amis Fréderic Mistral .
L'histoire se déroule en Provence au son des fifres et des tambourin s : un jeune homme tombe follement amoureux d'une étrangère à sa communauté qu'il ne retrouvera jamais ..L'amour déçu tourne à l'obsession jusqu'à la mort .
De sa nouvelle Daudet , tira une pièce de Théâtre dont Georges Bizet composa la musique. plus tard Bizet en fit une suite pour orchestre dont les thèmes sont devenus si célèbres .
La Compagnie Roland Petit en fit un ballet .
La chaine de TV Mezzo a diffusé sa représentation de 2010 dans une somptueuse interpretation chorégraphique où Jeremie Belingard incarne frédéric et Eleonora Abbagnato , Vivette, deux grands talents et en particulier un Frederic poussant à ses limites extrèmes l'expression choregraphique . Vivette est tout de grâce et amour, et Frederic d'une passion absolue .
La mise en scène était très sobre , minimaliste, mais la peinture se trouvait au rendez-vous de cette soirée exceptionnelle avec en fond de décor cette idée de la Provence que nous ont transmise Cézanne ou Van Goh , mais aussi Courbet et son célèbre autoportrait qu'on retrouve à mon avis délibérément et magistralement exploité dans la ressemblance de Jerémie Belingard dévoré par sa passion .
Les vidéos sur Youtube ne sont pas extraordinaires . on perd notamment les prouesses chorégraphiques du danseur dont les jambes sont malheureusement fondues dans l'obscurité du décor du dernier acte . Mais elles ont le mérite d'exister et je remercie celui qui nous permet en les postant de revivre ce spectacle encore et encore .
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samedi 19 juillet 2014
Wagner : le Vaisseau fantôme
![]() |
| Günther Schneider-Siemssen |
Ballade Senta , Nina Stemme
L' opéra de Wagner : Der fliegende Höllander
Le livret serait inspiré d’un conte de Heine « Mémoires
de Monsieur Schnabelewoski » et d’une vieille
légende norvégienne .
Sur les côtes de Norvège
Le navire de
Daland vient de subir une violente
tempête et s’est réfugié dans une anse où il se repose avec ses marins
Tandis que tout dort apparaît un mystérieux Vaisseau aux
voiles couleur de sang.qui jette l’ancre lui aussi
Un personnage spectral en descend drapé dans un grand
manteau
C’est le Hollandais
, un navigateur maudit pour avoir
insulté le ciel Il est condamné à errer sans répit jusqu’à ce qu’il trouve
l’amour pur qui lui rendra le
repos éternel et tous les sept ans il
peut mettre pied à terre pour le chercher .
A son réveil Daland
qui ignore la réelle identité du marin ,
est séduit par les richesses de son
navire Il lui propose son amitié et l’invite dans sa
demeure où il vit avec sa fille Senta dont
il vante les qualités .
Pensant avoir trouvé l ‘amour qu’il cherche , le marin accepte
et promet à Daland de partager ses trésors s’il consent à lui
donner sa fille en mariage .
Dans la demeure de Daland ,
Senta admire un tableau du marin maudit et apprend son histoire .
Exaltée et émue par les malheurs de l’errant , elle se sent prete à tout sacrifier pour lui donner le repos.
Quand Daland et son compagnon arrivent , Senta reconnaît le navigateur et tous
deux s’éprennent l’un de l’autre
dès le premier instant .
Senta avait été promise à Erik et celui-ci essaie de reconquérir sa fiancée .
Apercevant de loin
les deux jeunes gens , le Hollandais se crois trahi et désespéré il
s’apprête à repartir
Senta le conjure de
rester et tente te lui prouver son innocence . Mais craignant d’entrainer Senta dans le
parjure , le marin s’enfuit à bord de son navire . Comme le vaisseau
s’éloigne elle donne une ultime preuve
de son amour en se jetant dans la mer
du haut des rochers .
Le hollandais est enfin libéré et le navire peuplé de fantômes disparaît
Le tableau final
montre les amants dans l’au-delà
, réunis par l’amour pour l’éternité .
Richard Wagner composa la partie musicale de son opéra en 1842 à Meudon . Il en avait écrit le livret à Paris quelques mois auparavant. Au cours d'un voyage en 1839 , son voilier avait été pris dans une violente tempête , entre Königsberg et l'Angleterre , qui l'avait repoussé sur les côtes scandinaves . Vivement impressionné par le déchainement des éléments , la légende du Hollandais volant , déjà très en vogue à cette époque, notamment grâce à la nouvelle du poète Heine perpétuant de vieux mythes populaires , lui fournit l'argument de base de son opéra où il pouvait développer ses grands thèmes favoris de la malédiction et de la rédemption dans la mort .
Cest dans cette oeuvre qu'il introduit pour la première fois le leitmotiv définissant un personnage , une idée ou un sentiment .
Richard Wagner composa la partie musicale de son opéra en 1842 à Meudon . Il en avait écrit le livret à Paris quelques mois auparavant. Au cours d'un voyage en 1839 , son voilier avait été pris dans une violente tempête , entre Königsberg et l'Angleterre , qui l'avait repoussé sur les côtes scandinaves . Vivement impressionné par le déchainement des éléments , la légende du Hollandais volant , déjà très en vogue à cette époque, notamment grâce à la nouvelle du poète Heine perpétuant de vieux mythes populaires , lui fournit l'argument de base de son opéra où il pouvait développer ses grands thèmes favoris de la malédiction et de la rédemption dans la mort .
Cest dans cette oeuvre qu'il introduit pour la première fois le leitmotiv définissant un personnage , une idée ou un sentiment .
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